Prix et quotas vérifiés le 26 août 2026. Les grilles tarifaires bougent plusieurs fois par an : chaque outil renvoie vers sa page officielle, contrôlez avant de vous engager.
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Un dirigeant de TPE qui compare ces trois outils ouvre les trois pages de tarifs, note les montants, et conclut qu'ils se valent à quelques euros près. Trois mois plus tard, il reçoit une alerte de dépassement de quota et découvre que son automatisation consomme dix fois ce qu'il avait prévu.
Ce n'est pas un piège commercial. C'est que les trois éditeurs ne comptent pas la même chose. Zapier facture des tâches, Make facture des crédits (anciennement des opérations), n8n facture des exécutions — ou rien du tout si vous l'hébergez vous-même. Ce sont trois unités différentes, et l'écart entre elles peut atteindre un facteur cinq sur un scénario réel.
Ce comparatif note les trois sur sept critères, avec les poids publiés avant les notes. Le lecteur visé dirige une entreprise de une à vingt personnes, n'a pas de développeur en interne, et cherche à récupérer des heures — pas à monter un projet informatique.
Le barème, avant les notes
Un scoring dont on ne voit pas les poids est un article d'affiliation déguisé. Voici donc la grille — pensée pour un dirigeant de 1 à 20 personnes, pas pour une DSI. Si vos priorités diffèrent, refaites le calcul avec vos poids : le classement peut changer, et c'est normal.
Le classement
Chaque note est sur 5. Le score global est la somme des (note ÷ 5) × poids — vous pouvez refaire l'opération à la main avec le tableau ci-dessus.
| Critère | Zapier | n8n | Make |
|---|---|---|---|
| Temps avant la première automatisation qui tourne 24 % | 5/5 | 2/5 | 3/5 |
| Coût réel une fois les volumes comptés 20 % | 2/5 | 5/5 | 4/5 |
| Lisibilité de l'unité de facturation 15 % | 4/5 | 5/5 | 2/5 |
| Détection des automatisations cassées 15 % | 4/5 | 2/5 | 3/5 |
| Couverture des outils réellement utilisés en France 11 % | 5/5 | 3/5 | 4/5 |
| Hébergement des données et RGPD 8 % | 2/5 | 5/5 | 4/5 |
| Réversibilité et dépendance à l'éditeur 7 % | 2/5 | 5/5 | 3/5 |
| Score global | 73/100 | 72/100 | 65/100 |
Les outils, un par un
Zapier
Zapier · États-Unis
- Prix d'entrée
- Environ 20 $ par mois en engagement annuel pour le premier palier du plan Professional, autour de 30 $ en mensuel
- Plan gratuit
- Oui : environ 100 tâches par mois, avec des automatisations limitées à deux étapes
Ce qu'il fait bien
- La prise en main la plus rapide des trois. Un dirigeant sans culture technique peut avoir une première automatisation qui tourne dans l'après-midi, sans tutoriel.
- Le catalogue de connecteurs le plus large du marché — plus de sept mille applications annoncées. La probabilité que votre logiciel métier soit absent est faible.
- Le modèle de comptage est simple à expliquer : une tâche = une action qui s'exécute. Le déclencheur ne compte pas, et les briques internes comme les filtres ou le formatage ne sont généralement pas facturées.
- Les alertes d'erreur par mail sont actives par défaut : quand une automatisation casse, vous êtes prévenu sans avoir rien configuré.
Ce qu'il fait mal
- Le plus cher des trois dès que le volume monte. Le premier palier payant part d'un quota de tâches modeste, et chaque montée de palier se paie fort.
- Le plan gratuit est bridé à deux étapes, ce qui exclut la plupart des automatisations utiles — il sert à tester, pas à travailler.
- Éditeur américain, données traitées hors UE par défaut : à documenter dans votre registre RGPD si vous y faites transiter des données personnelles.
- Réversibilité faible. Il n'y a pas de version auto-hébergeable : si la grille tarifaire change, vous n'avez pas d'issue de secours.
Pour une TPE : Le bon choix si vous voulez automatiser trois ou quatre process simples et que vous préférez payer plus cher plutôt que d'y passer vos soirées.
Voir Zapier sur le site de l'éditeurn8n
n8n GmbH · Allemagne (Berlin)
- Prix d'entrée
- Environ 20 à 24 € par mois pour le plan cloud d'entrée, autour de 2 500 exécutions incluses
- Plan gratuit
- Pas de plan cloud gratuit permanent, seulement un essai. En revanche la version auto-hébergée est gratuite et sans limite d'exécutions : vous ne payez que le serveur
Ce qu'il fait bien
- Le comptage le plus prévisible des trois : une exécution = un déclenchement du workflow entier, que celui-ci contienne trois étapes ou cinquante. Vous pouvez estimer votre facture avant de construire.
- En auto-hébergé, le coût marginal d'une automatisation supplémentaire est nul. Un serveur à quelques euros par mois absorbe ce qui coûterait plusieurs centaines d'euros ailleurs.
- Éditeur allemand, licence fair-code qui autorise l'usage interne et l'auto-hébergement. Vos données peuvent ne jamais quitter une machine que vous contrôlez.
- Réversibilité maximale : les workflows sont exportables et l'outil tourne chez vous. Une hausse de tarif ne vous prend pas en otage.
Ce qu'il fait mal
- La prise en main est la plus dure des trois. L'interface suppose qu'on est à l'aise avec la notion de données structurées, et on tombe vite sur des expressions à écrire à la main.
- En auto-hébergé, vous devenez l'administrateur système : mises à jour, sauvegardes, certificat, redémarrage après une coupure. Ce n'est pas gratuit, c'est déplacé sur votre temps.
- Rien ne vous prévient par défaut quand un workflow échoue ou quand le serveur ne répond plus. Il faut construire soi-même le workflow d'alerte — et se souvenir de le tester.
- Catalogue de connecteurs plus étroit que les deux autres, autour de quatre cents intégrations officielles. Les logiciels de gestion français peu répandus passent souvent par un appel d'API à écrire soi-même.
Pour une TPE : Le bon choix si vous avez dans l'équipe quelqu'un d'un peu technique, ou un prestataire régulier, et que le volume ou la souveraineté vous coûtent cher ailleurs.
Voir n8n sur le site de l'éditeurMake
Make (ex-Integromat), groupe Celonis · Tchéquie (siège à Prague), groupe basé en Allemagne
- Prix d'entrée
- Environ 10 à 16 € par mois pour le premier plan payant, selon engagement annuel ou mensuel
- Plan gratuit
- Oui : environ 1 000 crédits par mois et un nombre restreint de scénarios actifs
Ce qu'il fait bien
- Le meilleur rapport volume-prix des trois offres cloud : à budget égal, vous traitez nettement plus d'éléments que chez Zapier.
- L'éditeur est européen — siège à Prague, groupe Celonis en Allemagne — et les serveurs sont en UE. C'est un argument réel quand vos clients sont sensibles au sujet.
- L'éditeur visuel montre le chemin de la donnée module par module. Sur un process de facturation, on voit où ça bloque, ce qui n'est pas rien quand on débogue seul.
- Plus de trois mille applications connectées, avec une bonne couverture des outils européens.
Ce qu'il fait mal
- L'unité de facturation est la moins lisible des trois. Chaque module consomme un crédit par élément traité : un scénario qui récupère 50 lignes puis fait 3 actions sur chacune ne coûte pas 4 crédits, il en coûte plus de 150.
- L'éditeur a renommé les opérations en crédits en août 2025, avec une facturation des modules d'IA qui dépend désormais du volume traité. Le compteur est donc moins prévisible qu'avant sur les scénarios qui appellent de l'IA.
- Les notions d'itérateur et d'agrégateur sont un mur réel pour un non-technicien. Beaucoup de dirigeants s'arrêtent là.
- Le plan gratuit limite le nombre de scénarios actifs : vous ne pouvez pas laisser tourner un portefeuille d'automatisations sans payer.
Pour une TPE : Le bon choix si vous avez du volume — plusieurs centaines de lignes à traiter par jour — et une personne prête à apprendre l'outil sérieusement.
Voir Make sur le site de l'éditeurL'unité de facturation : le seul chiffre à comprendre avant de signer
Les trois pages tarifaires affichent un nombre suivi d'un mot. Le nombre attire l'oeil, le mot décide de la facture. C'est exactement l'inverse de ce que fait un dirigeant pressé.
Zapier compte des tâches. Une tâche est une action qui s'exécute avec succès. Le déclencheur ne compte pas, les filtres et le formatage ne comptent généralement pas. Un scénario à trois actions consomme donc trois tâches à chaque déclenchement.
Make compte des crédits — le terme a remplacé celui d'opérations en août 2025. Un crédit est consommé par module et par élément traité. C'est ce dernier point qui change tout : si un module récupère 50 lignes d'un tableau, les modules suivants s'exécutent 50 fois.
n8n compte des exécutions. Une exécution est un déclenchement du workflow, point. Le nombre d'étapes n'entre pas dans le calcul. Et en auto-hébergé, il n'y a tout simplement pas de compteur.
Retenez cette phrase avant de comparer trois prix : ce n'est pas le même compteur, donc ce ne sont pas les mêmes prix. Un dirigeant qui aligne les montants mensuels sans regarder l'unité peut se tromper d'un facteur cinq sur son budget annuel.
Le même besoin, trois factures : un exemple chiffré
Prenons un besoin banal de TPE. Chaque matin, on relève les nouvelles demandes arrivées sur le site, on les crée dans le CRM, on envoie un mail d'accusé de réception, et on prévient le commercial sur la messagerie interne. Disons 20 demandes par jour.
Chez Zapier, l'automatisation se déclenche à chaque nouvelle demande et fait trois actions : créer la fiche, envoyer le mail, poster le message. Trois tâches par demande, soit environ 60 tâches par jour et 1 800 par mois.
Chez n8n, si le workflow se déclenche une fois par demande, on est à 20 exécutions par jour, soit environ 600 par mois. Et si on le fait tourner une seule fois le matin en traitant les 20 demandes d'un coup, on descend à une trentaine d'exécutions dans le mois.
Chez Make, tout dépend de la façon dont le scénario est écrit. Construit proprement, il consomme un ordre de grandeur comparable à Zapier. Construit avec un module qui recharge la liste complète des demandes à chaque passage, il peut consommer plusieurs fois ce volume sans que rien ne le signale à l'écran.
Ces chiffres sont une illustration, pas une mesure : votre consommation réelle dépend de votre scénario. Mais l'ordre de grandeur est le bon, et il montre l'essentiel — sur Make et Zapier, la façon dont vous construisez pèse plus que le plan que vous choisissez. Sur n8n, beaucoup moins.
Une automatisation cassée qui tourne en silence coûte plus cher que pas d'automatisation
C'est le point que les comparatifs n'écrivent jamais, et c'est celui qui fait le plus de dégâts sur le terrain.
Une automatisation, ça casse. Pas par défaut de l'outil : parce que le fournisseur a changé son API, parce qu'un mot de passe a expiré, parce que quelqu'un a renommé une colonne dans le tableur. Ce n'est pas un incident exceptionnel, c'est le fonctionnement normal d'un assemblage d'outils tiers.
Le problème n'est pas la panne. C'est le silence. Tant qu'on fait la tâche à la main, on sait qu'elle est faite. Une fois automatisée, on cesse de la regarder. Si elle tombe, personne ne s'en aperçoit — parfois pendant des semaines. Les demandes entrantes ne sont plus créées dans le CRM, les relances de facture ne partent plus, et vous continuez à piloter sur des chiffres faux.
J'ai vu une entreprise perdre six semaines de leads entrants parce qu'un connecteur s'était déconnecté un vendredi soir. Personne n'a rien vu. Le tableau de bord affichait simplement « moins de demandes ce mois-ci », et on a cherché la cause du côté du marché.
La règle avant d'automatiser quoi que ce soit : décidez qui reçoit l'alerte d'erreur, et à quelle fréquence quelqu'un vérifie que le flux a bien produit quelque chose. Sur Zapier, les alertes par mail existent par défaut. Sur Make, l'historique d'exécution est très lisible mais il faut aller le regarder. Sur n8n auto-hébergé, rien ne vous préviendra si vous ne l'avez pas construit vous-même — y compris si c'est le serveur entier qui est arrêté.
Un compteur simple suffit : une fois par semaine, dix minutes, on vérifie que chaque automatisation a bien tourné le nombre de fois attendu. Ce n'est pas sophistiqué. C'est ce qui fait la différence entre une automatisation et une fuite invisible.
Auto-héberger n8n : ce que ça coûte vraiment
L'argument est séduisant : un logiciel gratuit, un serveur à quelques euros par mois, des exécutions illimitées. Face à un abonnement à 30 € mensuels, le calcul semble évident.
Il l'est sur la ligne « logiciel ». Il l'est beaucoup moins sur la ligne « temps ». Auto-héberger, c'est prendre en charge l'installation, les mises à jour, les sauvegardes, le renouvellement du certificat, et le redémarrage quand la machine tombe un dimanche. Ce n'est pas un travail lourd, mais c'est un travail récurrent, et dans une TPE il atterrit toujours sur la même personne.
Un ordre de grandeur honnête : comptez une demi-journée d'installation propre puis une à deux heures par trimestre en régime de croisière, à condition que rien ne casse. Si vous valorisez ce temps au prix de votre heure, l'économie face à un abonnement cloud disparaît sur les petits volumes.
L'arbitrage bascule dans trois cas. Si votre volume est élevé — plusieurs milliers d'exécutions par mois. Si vous avez déjà quelqu'un qui administre un serveur pour autre chose. Ou si la contrainte de souveraineté est réelle, parce que vos clients sont dans le public ou la santé.
Le compromis raisonnable : n8n en version cloud. Vous gardez la logique d'exécution et la réversibilité, vous laissez l'infrastructure à l'éditeur, et vous pourrez rapatrier plus tard si le volume le justifie.
Les connecteurs français, le point aveugle des comparatifs
« Plus de sept mille applications » impressionne dans une page tarifaire. Ce n'est pas la bonne question. La bonne question tient en trois lignes : mon logiciel de facturation, mon CRM et ma boîte mail sont-ils couverts, et à quel niveau.
Les outils français de gestion et de facturation sont inégalement pris en charge par les trois plateformes. Sur les grandes suites internationales, tout le monde est équipé. Sur un logiciel métier français à quelques milliers d'utilisateurs, il n'est pas rare qu'aucun des trois n'ait de connecteur natif.
Dans ce cas, il reste l'appel d'API générique — les trois savent le faire. Mais on quitte le no-code : il faut lire une documentation technique, gérer une authentification, tester. Pour un dirigeant seul, c'est le moment où le projet s'arrête.
Le réflexe à avoir avant tout abonnement : ouvrez la page « intégrations » de chacun des trois et cherchez vos outils par leur nom exact. Cinq minutes. Cela vous évitera de découvrir le trou après avoir engagé un an.
Vérifiez aussi ce que fait le connecteur, pas seulement qu'il existe. Certains lisent les données sans pouvoir en écrire. Un connecteur en lecture seule sur votre logiciel de facturation ne vous permettra jamais d'automatiser l'émission d'un devis.
Par quoi commencer quand on dirige une entreprise de 1 à 20 personnes
L'erreur de séquence la plus fréquente : choisir l'outil d'abord. On lit trois comparatifs, on prend un abonnement, et on cherche ensuite quoi automatiser. Le résultat est presque toujours un abonnement payé six mois pour deux automatisations gadgets.
Commencez par l'inverse. Listez les tâches que quelqu'un chez vous fait plus de trois fois par semaine, toujours de la même manière, sans jamais avoir à réfléchir. Recopier une demande du site vers le CRM. Envoyer le même mail d'accusé de réception. Relancer une facture à échéance. Ce sont ces tâches-là qui se prêtent à l'automatisation.
Écartez immédiatement tout ce qui demande un jugement. Décider si un prospect est qualifié, choisir le ton d'une relance délicate, arbitrer une remise : ce n'est pas de l'automatisation, c'est du travail commercial. L'automatiser produit des dégâts silencieux.
Une automatisation, une seule, pendant un mois complet. Vous mesurerez la vraie consommation de votre plan et vous découvrirez les pannes réelles sur un périmètre où l'erreur est rattrapable. C'est aussi le seul moyen d'avoir un chiffre fiable avant de choisir un palier tarifaire.
Un préalable rarement énoncé : on n'automatise pas un process qui n'existe pas. Si votre suivi commercial change selon la personne qui le fait, l'automatisation ne va pas le clarifier — elle va figer la version la plus bancale et la répéter mille fois. Écrivez le process d'abord, outillez-le ensuite.
Le verdict, sans réponse de Normand
Pour la majorité des TPE de 1 à 20 personnes sans profil technique : Zapier. Il est le plus cher au volume, et c'est assumé. Mais c'est le seul des trois où un dirigeant seul obtient une automatisation qui tourne dans l'après-midi, avec une alerte par mail quand elle casse. Le budget mensuel n'est pas votre ressource rare — votre temps l'est.
Si vous traitez du volume et que quelqu'un chez vous accepte d'apprendre l'outil : Make. Le rapport volume-prix est nettement meilleur et l'hébergement européen est un vrai argument. À une condition, non négociable : comprendre qu'un crédit se compte par module et par élément traité, sinon votre quota part dans un scénario mal construit sans que rien ne vous alerte.
Si vous avez une ressource technique ou un enjeu de souveraineté : n8n, en cloud d'abord, auto-hébergé ensuite si le volume le justifie. C'est le modèle de facturation le plus prévisible des trois et le seul qui vous laisse partir sans tout reconstruire.
Précision d'honnêteté sur la grille ci-dessus : Zapier et n8n terminent à un point d'écart. Il suffit de baisser le poids de la prise en main, ou de monter celui du coût réel, pour que n8n passe devant — et si vous montez la souveraineté à 20 points, il gagne largement. C'est exactement pour ça que je publie le barème avant les notes. Un classement dont on ne voit pas les poids n'est pas un arbitrage, c'est une opinion déguisée en chiffre.
Que prendre selon votre situation
Vous êtes seul ou à deux et vous n'avez jamais automatisé quoi que ce soit
Zapier
C'est le seul des trois où vous obtenez un résultat le jour même sans tutoriel. Vous paierez plus au volume, mais vous aurez au moins une automatisation qui tourne.
Vous traitez plusieurs centaines de lignes par jour (commandes, leads, stocks)
Make
Sur ce type de volume, la facture Zapier devient déraisonnable. Make encaisse le même travail pour une fraction du prix, à condition de construire le scénario proprement.
Vos clients sont dans le secteur public, la santé ou la défense
n8n, en cloud UE ou auto-hébergé
C'est le seul des trois qui permet que les données ne quittent jamais une machine que vous contrôlez. Make, éditeur européen avec serveurs en UE, est le repli acceptable.
Vous avez déjà un prestataire informatique ou un salarié qui administre un serveur
n8n auto-hébergé
La contrainte principale de n8n disparaît quand la compétence est déjà là. Le coût marginal de chaque nouvelle automatisation tombe alors quasiment à zéro.
Vous voulez d'abord savoir si l'automatisation vaut le coup, sans engager de budget
Make en plan gratuit
Le quota gratuit permet de faire tourner une automatisation réelle sur un mois complet. Le gratuit de Zapier, limité à deux étapes, ne permet pas de tester un cas utile.
Personne chez vous ne surveillera l'automatisation une fois installée
Aucun des trois pour l'instant
Sans propriétaire désigné et sans contrôle hebdomadaire, vous n'automatisez pas un process : vous créez une panne différée qui vous coûtera plus cher que la tâche manuelle.
Les erreurs d'arbitrage les plus coûteuses
Comparer les prix mensuels sans regarder l'unité facturée
Tâches, crédits, exécutions : trois compteurs différents. Le même besoin peut coûter 1 800 tâches chez l'un et 30 exécutions chez l'autre. Avant tout arbitrage, écrivez votre scénario type et comptez-le dans chacune des trois unités. Sans ce calcul, la comparaison des prix affichés n'a aucune valeur.
Automatiser un process qui n'est pas écrit
Si le suivi d'un devis change selon la personne qui le fait, l'automatisation ne va pas le clarifier. Elle va figer une version approximative et la répéter à l'identique des milliers de fois. Formalisez d'abord, outillez ensuite — l'ordre inverse industrialise le désordre.
Ne désigner personne pour surveiller les pannes
Une automatisation casse, c'est normal. Ce qui ne l'est pas, c'est de le découvrir six semaines plus tard. Nommez un responsable, activez les alertes d'erreur, et bloquez dix minutes par semaine pour vérifier que chaque flux a produit le volume attendu.
Choisir l'auto-hébergement uniquement pour l'économie affichée
n8n auto-hébergé est gratuit en licence, pas en temps. Installation, mises à jour, sauvegardes, redémarrages : dans une TPE, ce travail retombe toujours sur la même personne, souvent le dirigeant. Sur de petits volumes, l'économie face à un abonnement cloud est une illusion comptable.
Automatiser ce qui demande un jugement
Qualifier un prospect, doser une relance délicate, arbitrer une remise : ce n'est pas de la tâche répétitive, c'est du travail commercial. Automatisé, cela produit des messages inadaptés envoyés à grande échelle, et vous ne verrez le dégât que dans le taux de réponse trois mois plus tard.
Un outil d'automatisation ne réparera pas un process flou : il le répétera à l'identique, plus vite. La méthode DCE commence par écrire ce que vous faites réellement — l'outillage vient après, et il coûte alors bien moins cher.
Voir la méthode DCE →