Prix et quotas vérifiés le 26 août 2026. Les grilles tarifaires bougent plusieurs fois par an : chaque outil renvoie vers sa page officielle, contrôlez avant de vous engager.
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Votre revendeur informatique vous a probablement déjà appelé. Le discours est rodé : l'IA arrive dans Word, Excel, Outlook et Teams, il suffit d'ajouter une licence par utilisateur. Sur le devis, la ligne paraît raisonnable. Multipliée par dix salariés et par douze mois, elle ne l'est plus.
Le sujet ici n'est donc pas le chatbot. C'est l'IA intégrée à la suite bureautique que votre entreprise paie déjà, et la seule question qui compte avant de signer : combien de vos salariés vont réellement l'ouvrir chaque semaine dans six mois.
Trois options sont notées sur sept critères, poids publiés avant les notes. La troisième est celle qu'aucun revendeur ne vous proposera, parce qu'elle ne se vend pas au siège : deux ou trois abonnements individuels à un assistant IA séparé, laissés en dehors de la suite.
Le barème, avant les notes
Un scoring dont on ne voit pas les poids est un article d'affiliation déguisé. Voici donc la grille — pensée pour un dirigeant de 1 à 20 personnes, pas pour une DSI. Si vos priorités diffèrent, refaites le calcul avec vos poids : le classement peut changer, et c'est normal.
Le classement
Chaque note est sur 5. Le score global est la somme des (note ÷ 5) × poids — vous pouvez refaire l'opération à la main avec le tableau ci-dessus.
| Critère | Assistant IA séparé | Google Workspace avec Gemini | Microsoft 365 Copilot |
|---|---|---|---|
| Coût rapporté au taux d'usage réel 30 % | 5/5 | 4/5 | 2/5 |
| Accès au contexte de l'entreprise 18 % | 2/5 | 4/5 | 5/5 |
| Qualité du modèle en français professionnel 15 % | 5/5 | 4/5 | 4/5 |
| Adoption sans accompagnement 12 % | 4/5 | 3/5 | 3/5 |
| Traitement des données et réversibilité 12 % | 3/5 | 3/5 | 3/5 |
| Souplesse contractuelle 8 % | 5/5 | 3/5 | 2/5 |
| Périmètre applicatif couvert 5 % | 2/5 | 4/5 | 5/5 |
| Score global | 79/100 | 74/100 | 65/100 |
Les outils, un par un
Assistant IA séparé
OpenAI ou Anthropic · États-Unis
- Prix d'entrée
- Environ 20 $ par mois et par personne pour un abonnement individuel, sans engagement. Les formules équipe tournent autour de 20 à 25 $ par siège, avec un nombre minimum de sièges
- Plan gratuit
- Oui, avec des limites de volume et un accès réduit aux modèles les plus récents
Ce qu'il fait bien
- Vous ne payez que les personnes qui s'en servent. Trois abonnements individuels sur une équipe de dix, c'est le seul montage où le taux d'usage réel atteint 100 %.
- Résiliable au mois. Un salarié n'accroche pas, vous arrêtez son abonnement en trente secondes, sans attendre la fin d'un engagement annuel.
- La qualité rédactionnelle en français est supérieure à ce que produisent aujourd'hui les assistants intégrés aux suites.
- Aucun chantier informatique : pas de migration, pas de réorganisation de vos dossiers, pas de dépendance à la propreté de votre arborescence.
Ce qu'il fait mal
- Il ne voit rien de votre entreprise. Chaque document utile doit être déposé à la main dans la conversation, et c'est exactement ce frottement qui fait abandonner au bout de trois semaines.
- Pas de résumé automatique de vos réunions ni de reprise d'un fil de mails : ces usages-là restent le terrain des suites intégrées.
- Aucune administration centralisée sur les abonnements individuels. Si le salarié part, l'historique de ses échanges part avec son compte personnel, ce qui est un vrai sujet de propriété.
- Les formules équipe imposent un nombre minimum de sièges, ce qui peut vous obliger à payer plus de licences que de personnes concernées.
Pour une TPE : Le choix par défaut pour une entreprise de moins de vingt personnes où l'usage sera concentré sur le dirigeant, un commercial et une assistante.
Voir Assistant IA séparé sur le site de l'éditeurGoogle Workspace avec Gemini
Google · États-Unis
- Prix d'entrée
- Environ 6,80 € HT par utilisateur et par mois pour Business Starter, autour de 13,60 € HT pour Business Standard, avec engagement annuel. Gemini est désormais compris dans le prix de l'abonnement, pas facturé en supplément
- Plan gratuit
- Aucun pour un usage professionnel avec nom de domaine, hors période d'essai
Ce qu'il fait bien
- Pas de ligne supplémentaire sur le devis : depuis l'arrêt des modules payants séparés, Gemini est compris dans le prix des forfaits Business. C'est la différence structurelle avec Microsoft.
- Le tarif d'entrée reste nettement plus bas que l'addition licence bureautique plus supplément IA chez le concurrent.
- Deux paliers permettent de doser : l'IA la plus complète arrive au niveau Business Standard, l'entrée de gamme donne un accès plus limité.
- Un forfait mensuel sans engagement existe à côté du tarif annuel, ce qui rend un test de trois mois possible sans bloquer un an.
Ce qu'il fait mal
- Le prix des forfaits a monté au moment où Gemini y a été intégré. L'IA n'est pas offerte, elle est fondue dans l'abonnement : vous la payez pour tous vos utilisateurs, y compris ceux qui ne l'ouvriront pas.
- Sur le forfait d'entrée, le périmètre de l'IA est réduit. Le comparatif honnête se fait à partir du palier supérieur, donc à un prix supérieur à celui affiché en tête de gondole.
- Si votre entreprise vit dans Excel et dans des fichiers Word, la valeur ajoutée suppose de migrer vers Sheets et Docs. Ce chantier coûte plus cher que l'abonnement.
- L'assistance en français et la documentation restent inégales, et l'interlocuteur commercial est plus difficile à joindre qu'un revendeur Microsoft local.
Pour une TPE : Le meilleur rapport coût-bénéfice si vous travaillez déjà dans Gmail et Drive : l'IA arrive sans nouvelle ligne budgétaire, ce qui supprime la question de la rentabilité par siège.
Voir Google Workspace avec Gemini sur le site de l'éditeurMicrosoft 365 Copilot
Microsoft · États-Unis
- Prix d'entrée
- Supplément par utilisateur, en plus de la licence Microsoft 365 : environ 26 € HT par mois en version entreprise, autour de 18 € HT pour l'offre destinée aux PME, avec engagement annuel. Des tarifs promotionnels temporaires existent sur la première année
- Plan gratuit
- Copilot Chat, sans surcoût avec un abonnement Microsoft 365 éligible, mais sans l'accès complet à vos données d'entreprise
Ce qu'il fait bien
- L'accès au contexte le plus complet du marché : vos mails Outlook, vos fichiers SharePoint, vos réunions Teams, sans copier-coller.
- Le résumé de réunion Teams et la reprise d'un fil de mails long sont les deux usages qui convainquent le plus vite un dirigeant.
- Périmètre réellement couvert de bout en bout : Word, Excel, PowerPoint, Outlook, Teams.
- Copilot Chat est inclus sans surcoût avec beaucoup d'abonnements Microsoft 365. Commencez par là, pas par la licence payante.
Ce qu'il fait mal
- C'est un supplément, pas une inclusion. Vous continuez à payer la licence Microsoft 365 par-dessus, et l'addition par salarié devient sérieuse dans une entreprise de dix personnes.
- Facturation au siège avec engagement annuel dans la plupart des cas : vous payez douze mois pour les salariés qui n'ouvriront jamais l'outil.
- L'intérêt réel dépend de la propreté de votre environnement. Fichiers éparpillés sur des disques locaux, mails classés nulle part : Copilot n'a rien de solide à lire et les réponses s'en ressentent.
- La grille tarifaire s'est complexifiée avec l'apparition d'offres groupées incluant Copilot dans la licence de base. Comparer deux devis suppose de vérifier ligne par ligne ce qui est réellement inclus.
- En français, la synthèse est correcte mais la rédaction reste tiède : les textes générés dans Word demandent presque toujours une réécriture.
Pour une TPE : Justifié si vous êtes déjà profondément dans Teams et SharePoint, avec des documents bien rangés, et si vous limitez le déploiement aux quelques postes qui produisent vraiment de l'écrit.
Voir Microsoft 365 Copilot sur le site de l'éditeurLa seule question à se poser avant de signer
Ne demandez pas lequel est le meilleur. Demandez : combien de mes salariés vont l'ouvrir chaque semaine dans six mois. Écrivez le chiffre sur un papier avant de recevoir le devis.
Sur le terrain, dans une TPE de dix personnes, la réponse honnête est presque toujours entre deux et quatre. Le dirigeant, un commercial, parfois l'assistante de direction. Le technicien qui pose des chaudières, le magasinier et l'apprenti n'ouvriront pas Word trois fois par mois.
Faites le calcul avec ce chiffre-là. Un supplément de l'ordre de 18 à 26 € HT par utilisateur et par mois sur dix postes, c'est plus de 2 000 € HT par an. Rapporté à trois utilisateurs réels, le coût par utilisateur actif est multiplié par trois : vous payez chaque personne active trois fois le prix affiché.
Le même budget paie trois abonnements individuels à un assistant séparé pour les trois personnes concernées, avec de la marge, et sans engagement annuel. Cet arbitrage n'a rien d'idéologique : c'est de l'arithmétique.
Le vrai atout des suites : elles voient votre entreprise
Il y a une chose qu'un assistant séparé ne fera jamais bien : lire vos quatre-vingts mails de la semaine, retrouver ce que le client a dit en réunion mardi, et croiser cela avec le devis stocké dans un dossier partagé. C'est le seul avantage structurel de Copilot et de Gemini, et il est réel.
Concrètement, cela donne trois usages qui tiennent la route : le résumé d'une réunion en visio avec les points d'action, la reprise d'un fil de mails long quand on revient de vacances, et la recherche dans des documents internes sans savoir où ils sont rangés.
Mais cet avantage a une condition que personne ne vous dit : il dépend entièrement de la propreté de votre environnement. Si vos fichiers sont sur des clés USB et des disques locaux, si personne ne classe ses mails, si les réunions ne passent pas par l'outil de visio, alors l'IA n'a rien de solide à lire et vous payez un moteur qui tourne à vide.
Avant d'acheter la licence, regardez donc l'état de votre rangement numérique. Dans la moitié des TPE que je vois, le chantier prioritaire n'est pas l'IA, c'est le classement.
Ce que vous acceptez en donnant vos mails à lire
Un assistant qui accède à votre messagerie accède à vos négociations en cours, aux entretiens d'évaluation de vos salariés, aux courriers de votre avocat et à vos relances d'impayés. Ce n'est pas un détail de configuration, c'est un périmètre de traitement.
Les deux éditeurs sont américains, donc soumis au Cloud Act. Cela n'a rien de disqualifiant en soi : la quasi-totalité des entreprises françaises travaillent déjà sur des outils américains. Mais cela impose de lire ce que vous signez plutôt que de cocher.
Trois points à vérifier noir sur blanc avant de déployer : ce qui est utilisé pour améliorer les modèles, où sont hébergés et traités les contenus, et ce qui reste accessible si vous résiliez. Le troisième est celui qu'on oublie, et c'est celui qui coûte le plus cher le jour où on change de suite.
Ajoutez une règle interne simple, écrite, remise à vos salariés : pas de données de santé, pas de coordonnées bancaires complètes, pas de documents couverts par un accord de confidentialité explicite. Cette règle ne dépend pas de l'outil choisi et elle vous protège plus sûrement que n'importe quelle case à cocher.
L'option que votre revendeur ne vous proposera pas
Un revendeur informatique gagne sa vie sur des licences récurrentes vendues au siège. Il ne vous proposera jamais de prendre trois abonnements individuels payés par carte bancaire, parce qu'il n'y a aucune marge dessus. Ce n'est pas de la malhonnêteté, c'est son modèle économique.
Pourtant, pour une entreprise de une à vingt personnes dont l'usage sera concentré sur deux ou trois postes, c'est souvent le montage le plus rationnel : vous gardez votre bureautique telle qu'elle est, vous ajoutez l'IA là où elle produit vraiment quelque chose, et vous pouvez arrêter au mois.
Le contre-argument est réel : l'assistant séparé ne voit pas vos données, il faut lui donner le contexte à la main. C'est un frottement, et c'est ce frottement qui fait abandonner ceux qui n'ont pas pris trois quarts d'heure pour comprendre comment travailler avec.
Si vous partez sur cette option, la question devient laquelle. Je l'ai traitée en détail dans le comparatif Claude contre ChatGPT pour un dirigeant de TPE, avec la même méthode : barème publié avant les notes.
Comment décider en trois semaines sans engager un an
Semaine un : identifiez les deux ou trois personnes qui écrivent, synthétisent ou préparent des documents dans votre entreprise. Pas celles qui sont curieuses, celles dont le métier consiste à produire de l'écrit. C'est la seule liste qui compte.
Semaine deux : donnez-leur accès à ce qui est déjà compris dans vos abonnements. Chez Microsoft, la version de discussion incluse sans surcoût dans beaucoup de forfaits. Chez Google, ce que contient déjà votre forfait Business. Vous verrez très vite qui ouvre l'outil tous les jours et qui l'a oublié au bout de quatre jours.
Semaine trois : ne comparez pas les fonctionnalités, comparez les traces d'usage. Demandez à chacun ce qu'il a fait concrètement avec, et combien de temps il estime avoir gagné. Deux personnes qui répondent précisément valent mieux que dix qui trouvent cela intéressant.
Alors seulement, ouvrez le devis. Si deux personnes sur dix ont accroché, prenez deux abonnements séparés. Si six personnes sur dix ont accroché et que vos documents sont bien rangés, la licence intégrée devient défendable. La décision se prend après les traces d'usage, jamais avant.
Le verdict, chiffres en main
Pour la majorité des TPE de une à vingt personnes : deux ou trois abonnements à un assistant IA séparé. Vous ne payez que les utilisateurs réels, vous résiliez au mois, et vous obtenez la meilleure qualité rédactionnelle en français. C'est le montage qui sort en tête de la grille, et c'est aussi celui que je vois marcher le plus souvent sur le terrain.
Si vous êtes déjà chez Google : ne cherchez pas plus loin. Gemini est désormais compris dans le prix des forfaits Business plutôt que facturé en supplément. Il n'y a pas de décision d'achat à prendre, il y a un usage à installer.
Microsoft 365 Copilot se défend dans un cas précis : une entreprise déjà profondément installée dans Teams et SharePoint, avec des documents rangés, beaucoup de réunions en visio et une majorité de salariés qui produisent de l'écrit. Ce cas existe. Il est minoritaire en dessous de vingt personnes, et le déploiement doit alors se limiter aux postes concernés, pas à tout l'effectif.
Précision d'honnêteté : ce classement découle d'un barème où le coût rapporté à l'usage réel pèse 30 %. Montez le poids de l'accès au contexte de l'entreprise à 35 % et redescendez celui du coût à 10 %, et Microsoft passe en tête. C'est exactement pour cette raison que le barème est publié avant les notes : un scoring dont on ne voit pas les poids ne vaut rien.
Que prendre selon votre situation
Vous êtes seul ou à deux, avec ou sans suite bureautique payante
Assistant IA séparé
À cette taille, la question du siège ne se pose pas. Un abonnement individuel, résiliable au mois, couvre tout ce dont vous avez besoin sans toucher à votre installation.
Dix salariés, dont trois produisent vraiment de l'écrit
Trois abonnements séparés plutôt qu'un déploiement complet
Le supplément par siège sur dix postes coûte plusieurs milliers d'euros HT par an pour trois utilisateurs actifs. Le même budget paie trois abonnements dédiés avec de la marge.
Vous êtes déjà sur Gmail, Drive et Meet
Google Workspace avec Gemini
L'IA est comprise dans le prix du forfait Business. Il n'y a aucune ligne supplémentaire à arbitrer, seulement un usage à mettre en place.
Tout passe par Teams, SharePoint et des réunions en visio quotidiennes
Microsoft 365 Copilot, sur les postes concernés uniquement
C'est le seul contexte où l'accès aux données internes justifie le supplément. Limitez le nombre de licences aux personnes qui synthétisent des réunions et des dossiers.
Vos fichiers sont sur des disques locaux et personne ne classe ses mails
Aucune des deux suites pour l'instant
L'IA intégrée n'a rien de fiable à lire dans un environnement non rangé. Faites le classement d'abord, sinon vous paierez un moteur qui tourne à vide.
Les erreurs d'arbitrage les plus coûteuses
Déployer sur tout l'effectif parce que c'est plus simple à administrer
C'est la décision qui coûte le plus cher dans une TPE. Le confort administratif d'une licence uniforme se paie chaque mois, sur chaque poste inactif, pendant douze mois d'engagement. Achetez par usage constaté, pas par commodité.
Payer la licence avant d'avoir essayé ce qui est déjà compris dans l'abonnement
Une partie des fonctions d'IA est déjà accessible sans surcoût dans beaucoup de forfaits bureautiques. Commencez par là pendant un mois. Si personne ne les ouvre, la version payante ne changera rien au problème, qui est un problème d'usage et pas de puissance.
Comparer un tarif promotionnel à un tarif de catalogue
Les remises de première année sont fréquentes et disparaissent au renouvellement. Reconstituez toujours le coût de la deuxième année, au tarif plein, avant de signer. C'est celui-là que vous paierez le plus longtemps.
Signer un engagement annuel pour un usage encore inconnu
Un engagement de douze mois transforme une expérimentation en dépense fixe. Tant que vous ne savez pas qui l'utilisera, restez sur des formules résiliables au mois, même si le tarif unitaire est un peu plus élevé.
Laisser vos salariés y déposer n'importe quoi sans règle écrite
Bulletins de paie, dossiers médicaux, coordonnées bancaires complètes : une note interne d'une demi-page suffit à poser les limites. Sans elle, la responsabilité reste entièrement la vôtre le jour où un contenu sensible sort de l'entreprise.
L'écart entre une licence payée et une licence utilisée ne se comble pas avec un meilleur outil, mais avec une demi-journée de formation sur des cas réels de votre entreprise. C'est la dépense qui rentabilise toutes les autres.
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