Prix et quotas vérifiés le 26 août 2026. Les grilles tarifaires bougent plusieurs fois par an : chaque outil renvoie vers sa page officielle, contrôlez avant de vous engager.
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Un dirigeant de TPE choisit presque toujours son outil d'emailing de la même façon : il tape « meilleur logiciel newsletter » un mardi soir, il tombe sur Mailchimp parce que c'est le nom que tout le monde connaît, il crée un compte gratuit, il envoie deux campagnes. Dix-huit mois plus tard, il paie un abonnement qui a doublé sans qu'il comprenne pourquoi.
La raison est simple et elle est structurelle. Mailchimp vous facture au nombre de contacts stockés dans votre base. Brevo vous facture au nombre d'emails envoyés. Tant que vous avez 300 contacts, la différence est invisible. À 3 000 contacts B2B dont vous relancez une partie quatre fois par an, elle devient l'un des postes de dépense les plus absurdes de votre entreprise.
Ce comparatif note quatre plateformes sur sept critères, avec les poids publiés avant les notes. Pas de fonctionnalités de service marketing : uniquement ce qui change quelque chose quand on dirige une entreprise de une à vingt personnes, qu'on écrit ses emails soi-même et qu'on n'a personne pour rattraper une erreur de paramétrage.
Le barème, avant les notes
Un scoring dont on ne voit pas les poids est un article d'affiliation déguisé. Voici donc la grille — pensée pour un dirigeant de 1 à 20 personnes, pas pour une DSI. Si vos priorités diffèrent, refaites le calcul avec vos poids : le classement peut changer, et c'est normal.
Le classement
Chaque note est sur 5. Le score global est la somme des (note ÷ 5) × poids — vous pouvez refaire l'opération à la main avec le tableau ci-dessus.
| Critère | Brevo | Sarbacane | MailerLite | Mailchimp |
|---|---|---|---|---|
| Coût réel à 3 000 contacts B2B 25 % | 5/5 | 2/5 | 3/5 | 2/5 |
| Délivrabilité et arrivée en boîte de réception 15 % | 3/5 | 5/5 | 4/5 | 4/5 |
| Temps avant la première campagne envoyée 15 % | 4/5 | 4/5 | 5/5 | 5/5 |
| Scénarios de relance automatisés 15 % | 4/5 | 4/5 | 3/5 | 4/5 |
| Hébergement des données et exposition au Cloud Act 12 % | 5/5 | 5/5 | 4/5 | 2/5 |
| CRM intégré et connexion aux outils existants 10 % | 4/5 | 3/5 | 2/5 | 4/5 |
| Support et accompagnement en français 8 % | 3/5 | 5/5 | 2/5 | 2/5 |
| Score global | 83/100 | 75/100 | 68/100 | 65/100 |
Les outils, un par un
Brevo
Brevo (ex-Sendinblue) · France (siège à Paris)
- Prix d'entrée
- Environ 7 à 9 € par mois pour le premier plan payant, selon engagement annuel ou mensuel
- Plan gratuit
- Oui, avec une limite d'environ 300 emails par jour et sans facturation au nombre de contacts stockés
Ce qu'il fait bien
- La facturation au volume envoyé, pas au contact stocké. C'est le point décisif pour une TPE B2B qui garde tous ses prospects en base et n'envoie que quelques campagnes par an.
- Un plan gratuit réellement exploitable pour démarrer, là où les autres se sont fortement restreints en 2026.
- Données hébergées dans l'Union européenne, éditeur français : la question du Cloud Act ne se pose pas.
- Un CRM léger, des formulaires et du SMS inclus dans la même interface — une TPE peut s'arrêter là au lieu d'empiler trois abonnements.
Ce qu'il fait mal
- La délivrabilité est le point faible réel. Les plans d'entrée envoient depuis des adresses IP mutualisées, partagées avec des expéditeurs sur lesquels vous n'avez aucun contrôle. Une IP dédiée existe, mais elle se paie.
- Le logo Brevo apparaît dans les emails des offres basses ; le retirer est une option facturée en plus.
- Le support en français est correct sur le fond mais lent sur les plans d'entrée. Quand la campagne devait partir ce matin, c'est un problème.
- L'interface a beaucoup grossi depuis le passage de Sendinblue à Brevo : CRM, conversations, automation, transactionnel. On s'y perd plus qu'avant.
Pour une TPE : Le bon choix par défaut pour une TPE B2B française avec une grosse base de contacts et un rythme d'envoi modéré.
Voir Brevo sur le site de l'éditeurSarbacane
Sarbacane · France (Hem, métropole lilloise)
- Prix d'entrée
- Environ 69 € par mois et par utilisateur pour l'offre campagnes, autour de 129 € pour la suite complète
- Plan gratuit
- Aucun. Essai gratuit d'environ 30 jours
Ce qu'il fait bien
- La meilleure délivrabilité des quatre, avec un contrôle strict des envois et un accompagnement actif sur la réputation d'expéditeur.
- Un support téléphonique français, joignable, qui décroche. C'est rare et cela vaut son prix le jour où ça compte.
- Données hébergées en France, éditeur français, réponse simple à donner à un client qui pose la question de la conformité.
- Un éditeur installé depuis plus de vingt ans, avec une suite complète : emailing, SMS, landing pages, automation.
Ce qu'il fait mal
- Le tarif est le plus élevé des quatre, et de loin. À 69 € par mois pour un seul poste, une TPE qui envoie une campagne mensuelle paie très cher l'email unitaire.
- Aucun plan gratuit : impossible de démarrer petit et de laisser l'usage se construire tout seul.
- La facturation par utilisateur devient pénalisante dès que deux personnes doivent accéder à l'outil.
- Moins de connecteurs tiers prêts à l'emploi que les plateformes internationales — s'il vous faut brancher un outil peu répandu, vérifiez avant de signer.
Pour une TPE : Le bon choix si la délivrabilité et l'accompagnement humain valent plus pour vous que le prix — typiquement quand l'email est votre canal commercial principal.
Voir Sarbacane sur le site de l'éditeurMailerLite
MailerLite · Lituanie (Union européenne)
- Prix d'entrée
- Environ 12 $ par mois pour le plan d'entrée à 500 abonnés, facturé au nombre d'abonnés
- Plan gratuit
- Oui, mais réduit en juin 2026 : de l'ordre de 250 abonnés et 2 500 emails par mois
Ce qu'il fait bien
- L'interface la plus claire du lot : peu de menus, peu d'options, on trouve ce qu'on cherche.
- Un rapport fonctionnalités-prix agressif sur les petites bases, avec des landing pages et des formulaires inclus.
- Éditeur établi dans l'Union européenne, ce qui simplifie la discussion RGPD par rapport à un acteur américain.
- Les modèles d'emails sont sobres et passent bien sur mobile sans réglage.
Ce qu'il fait mal
- Facturation au nombre d'abonnés stockés, donc le même défaut structurel que Mailchimp pour une TPE B2B à grosse base et faible fréquence d'envoi.
- Le plan gratuit a été nettement rogné en juin 2026 et les tarifs payants ont augmenté dans la foulée. Le positionnement « pas cher » est moins évident qu'avant.
- L'automation reste basique face aux trois autres : suffisant pour une séquence de bienvenue, court dès qu'on veut segmenter finement un cycle de vente.
- Pas de CRM intégré digne de ce nom, et un support en français quasi inexistant.
- La validation des comptes à l'inscription est stricte : certains dossiers sont refusés sans explication détaillée.
Pour une TPE : Le bon choix pour une petite base propre, un usage simple et un dirigeant qui veut le moins d'interface possible.
Voir MailerLite sur le site de l'éditeurMailchimp
Intuit · États-Unis
- Prix d'entrée
- Environ 13 $ par mois pour le premier plan payant à 500 contacts, puis progression par paliers de contacts
- Plan gratuit
- Oui, mais très réduit depuis 2026 : de l'ordre de 250 contacts et 500 envois par mois
Ce qu'il fait bien
- L'outil le plus simple à prendre en main des quatre. Une première campagne propre en une heure, sans lire de documentation.
- Une bonne réputation d'envoi et des taux d'arrivée en boîte de réception solides.
- L'écosystème d'intégrations le plus large du marché : à peu près tout ce que vous utilisez déjà a un connecteur officiel.
- Des modèles d'emails très aboutis, utiles quand personne dans l'entreprise ne sait faire une mise en page.
Ce qu'il fait mal
- La facturation au contact stocké est un piège pour une TPE B2B. Vous payez chaque mois pour des prospects dormants que vous ne sollicitez que deux fois par an, et la facture monte par paliers sans que votre activité ait changé.
- Le plan gratuit a été fortement réduit en 2026 — quelques centaines de contacts et quelques centaines d'envois mensuels. Il ne permet plus de tester sérieusement.
- Éditeur américain appartenant à Intuit : vos données partent aux États-Unis, avec l'exposition au Cloud Act que cela implique.
- Le support en français est limité, et sur les offres d'entrée il se réduit souvent à une base de connaissances traduite.
- Les contacts désabonnés continuent parfois de compter dans certains décomptes : il faut nettoyer la base régulièrement pour ne pas payer du vide.
Pour une TPE : Le bon choix si vous avez peu de contacts, un usage grand public et une envie de démarrer en une heure sans réfléchir.
Voir Mailchimp sur le site de l'éditeurContact stocké ou email envoyé : le seul arbitrage qui compte vraiment
Prenez une TPE B2B classique. Vous avez 3 000 contacts en base : des clients, des anciens clients, des prospects rencontrés en salon, des gens qui ont téléchargé un document sur votre site il y a deux ans. Vous envoyez quatre campagnes par an, plus une séquence de relance après devis. Soit, en gros, 15 000 à 20 000 emails sur l'année.
Avec un modèle facturé au contact stocké — Mailchimp, MailerLite — vous payez tous les mois pour les 3 000, y compris les onze mois où vous n'envoyez rien. Le compteur ne regarde pas votre activité, il regarde la taille de votre base. Et il monte par paliers : passer de 2 400 à 2 600 contacts peut vous faire changer de tranche.
Avec un modèle facturé à l'email envoyé — Brevo, Sarbacane — vous payez le volume réellement expédié. Vos 3 000 contacts dormants ne coûtent rien tant que vous ne leur écrivez pas. Sur un an, pour ce profil d'usage, l'écart se compte en centaines d'euros. Sur cinq ans et une base qui grossit, en milliers.
Le raisonnement s'inverse complètement si vous êtes en B2C avec une petite base très sollicitée : 500 abonnés à qui vous écrivez toutes les semaines, cela fait 26 000 emails par an pour 500 contacts stockés. Là, le modèle au contact devient le moins cher. Avant de comparer les prix affichés, calculez votre ratio emails envoyés par contact et par an. C'est ce chiffre qui décide, pas la page tarifs.
Cloud Act et RGPD : ce que ça change concrètement, sans faire de politique
Mailchimp appartient à Intuit, société américaine. L'infrastructure est majoritairement aux États-Unis. Cela ne rend pas l'outil illégal : les transferts sont encadrés par le cadre de protection des données UE-États-Unis et par des clauses contractuelles types. Des dizaines de milliers d'entreprises françaises l'utilisent sans incident.
Ce que ça change concrètement tient en trois points. Premièrement, votre registre de traitements doit mentionner un transfert hors Union européenne, et votre politique de confidentialité aussi. Deuxièmement, une société soumise au Cloud Act peut se voir légalement contrainte de communiquer des données à une autorité américaine sans passer par vous. Troisièmement, si vos clients sont des collectivités, des acteurs de santé ou des grands comptes avec un service juridique actif, on vous posera la question dans un questionnaire fournisseur, et « j'utilise Mailchimp » sera une réponse à défendre.
À l'inverse, Brevo et Sarbacane hébergent dans l'Union européenne, avec des serveurs en France pour l'essentiel. La réponse au questionnaire fournisseur tient en une ligne. MailerLite est un éditeur européen, ce qui simplifie la discussion, mais vérifiez la localisation effective de l'hébergement dans leur contrat de sous-traitance avant d'en faire un argument.
Mon arbitrage pratique : ce critère pèse 12 points sur 100 dans cette grille, pas 40. Ce n'est pas un sujet idéologique, c'est un sujet de charge administrative et de facilité commerciale. Si vos clients ne vous posent jamais la question, il ne fera pas basculer votre décision. S'ils vous la posent, il la fait basculer d'un coup.
Délivrabilité : là où l'outil pas cher finit par coûter cher
C'est le sujet le plus mal compris par les dirigeants qui débutent en emailing. Vous regardez le taux d'ouverture, vous voyez 22 %, vous êtes content. Personne ne vous dit que 25 % de vos envois ne sont jamais arrivés en boîte de réception principale, et que ces destinataires-là ne peuvent mathématiquement pas ouvrir.
La délivrabilité dépend de deux choses. Votre propre hygiène : authentification du domaine, base propre, contenus sans mots déclencheurs, désinscription visible. Et la réputation de l'adresse IP depuis laquelle vous envoyez. Sur les plans d'entrée, cette IP est mutualisée : vous partagez la réputation d'expéditeurs que vous ne connaissez pas.
C'est le point faible de Brevo, et c'est pour ça qu'il ne prend que 3 sur 5 ici malgré son avantage tarifaire. Le volume d'utilisateurs sur les IP partagées est énorme et la qualité est inégale. Sarbacane fait l'inverse : contrôle strict à l'entrée, accompagnement sur la réputation, et une note maximale méritée sur ce critère. C'est aussi une partie de ce que vous payez à 69 € par mois.
Ce que vous devez faire quel que soit l'outil : configurer SPF, DKIM et DMARC sur votre domaine dès le premier jour. Cette configuration technique, faite une fois, pèse plus lourd sur vos taux d'arrivée que le choix entre les quatre plateformes. Beaucoup de TPE changent d'outil trois fois en croyant régler un problème de délivrabilité qui venait de leur DNS.
Automation : ce dont une TPE a réellement besoin, et ce qu'on lui vend
Les quatre plateformes vendent de la « marketing automation » avec des schémas de scénarios impressionnants. Dans une TPE de moins de vingt personnes, trois scénarios suffisent à couvrir 90 % de la valeur, et ils tiennent tous en moins de six étapes.
Le premier : la séquence de bienvenue. Quelqu'un laisse son email sur votre site, il reçoit trois messages sur trois semaines qui expliquent qui vous êtes et ce que vous savez faire. Le deuxième : la relance après devis. Un devis envoyé, une relance automatique à J+4 et à J+12 si rien ne bouge. C'est celui qui rapporte le plus d'argent et c'est presque toujours celui que personne n'a monté. Le troisième : la réactivation des clients dormants, une fois par an.
Sur ces trois scénarios, Brevo, Mailchimp et Sarbacane font le travail sans difficulté. MailerLite y arrive aussi mais montre ses limites dès que vous voulez conditionner un envoi à un comportement précis ou croiser plusieurs segments.
Le vrai facteur limitant n'est pas l'outil, c'est le contenu. Une séquence de relance automatisée demande d'écrire cinq emails qui tiennent debout. C'est un travail de deux demi-journées, et c'est exactement là que le projet s'arrête dans la majorité des TPE. Choisir la plateforme la plus puissante quand on n'a pas écrit les emails revient à acheter un four professionnel sans avoir de recette.
Le coût que personne ne compte : changer d'outil dans deux ans
Migrer une base de contacts est simple : un fichier CSV, dix minutes. Migrer le reste ne l'est pas. Vos formulaires d'inscription sont posés sur votre site avec du code fourni par la plateforme. Vos scénarios d'automation sont reconstruits à la main, un par un. Vos statistiques historiques ne partent pas. Et votre réputation d'expéditeur repart de zéro sur les nouvelles IP, avec quelques semaines de délivrabilité dégradée.
Comptez une à deux journées pleines de votre temps, plus un trimestre de performances en retrait. Sur une TPE, c'est un coût réel qui ne figure sur aucune page tarifs.
Conséquence : le bon réflexe n'est pas de prendre le moins cher aujourd'hui, c'est de projeter votre base à trois ans et de choisir l'outil qui sera encore raisonnable à ce moment-là. Une TPE B2B qui collecte 60 contacts par mois passe de 3 000 à 5 100 contacts en trois ans. Sur un modèle facturé au contact, cela veut dire deux ou trois changements de palier subis.
Et si vous hésitez encore : commencez sur un plan gratuit ou un plan d'entrée de l'outil que vous pensez garder à trois ans, pas de celui qui est le plus confortable à trois mois.
Ce qu'aucune de ces plateformes ne fera à votre place
Aucune ne vous dira à qui écrire, ni ce que vous avez à dire, ni pourquoi quelqu'un ouvrirait votre message. Elles envoient très bien un email que vous avez décidé d'écrire. Elles ne décident pas.
Je vois régulièrement des dirigeants qui ont l'outil, la base, les modèles graphiques, et qui n'envoient rien depuis huit mois. Le blocage n'est jamais technique. Il est dans l'absence de ligne éditoriale : ils ne savent pas quoi raconter à leurs 3 000 contacts, donc ils ne racontent rien.
L'emailing en TPE fonctionne quand il est adossé à une offre claire et à un segment identifié. Deux emails par mois écrits pour une cible précise valent mieux qu'une newsletter mensuelle envoyée à tout le monde parce que « il faut communiquer ».
C'est pour cette raison que je place systématiquement le travail sur l'offre et le ciblage avant le choix de l'outil. L'ordre inverse produit un abonnement de plus et zéro rendez-vous supplémentaire.
Le verdict, sans réponse de Normand
Pour la majorité des TPE B2B françaises : Brevo. La facturation au volume envoyé colle exactement au profil d'usage — beaucoup de contacts, peu de campagnes — et l'hébergement européen évite une discussion inutile. C'est le meilleur rapport coût-couverture des quatre, à condition d'accepter de travailler sérieusement votre authentification de domaine pour compenser la délivrabilité moyenne des IP mutualisées.
Si l'email est votre canal commercial principal : Sarbacane. À 69 € par mois, vous n'achetez pas un logiciel, vous achetez une délivrabilité maîtrisée et quelqu'un qui décroche le téléphone. Quand une campagne qui n'arrive pas vous coûte plus cher que l'abonnement annuel, le calcul est vite fait.
Mailchimp arrive dernier sur cette grille, et il faut être précis sur le pourquoi. Ce n'est pas un mauvais produit — c'est même le plus agréable à utiliser des quatre. Il est simplement mal adapté au profil que je décris ici : une TPE B2B avec une base large et un rythme d'envoi faible paie chez lui le maximum pour le minimum. Sur une petite base B2C très sollicitée, il remonterait immédiatement.
Précision d'honnêteté sur le barème : le coût réel pèse 25 points, soit le critère le plus lourd. Si vous descendez ce poids à 10 et montez la prise en main et la délivrabilité, Mailchimp remonte devant MailerLite et talonne Sarbacane. Le classement n'est pas une vérité absolue, c'est le résultat d'une pondération que j'assume et que je publie avant les notes. Changez les poids selon votre situation, le classement change avec eux.
Que prendre selon votre situation
Vous avez 3 000 contacts B2B et vous envoyez 4 campagnes par an
Brevo
La facturation au volume envoyé fait payer votre activité réelle et pas la taille de votre base. C'est le cas d'usage où l'écart avec Mailchimp est le plus large.
Vous avez 400 abonnés à qui vous écrivez toutes les semaines
MailerLite ou Mailchimp
Petite base très sollicitée : le modèle au contact stocké devient le moins cher. Le raisonnement du comparatif s'inverse dans ce sens-là.
L'email est votre principal canal d'acquisition commerciale
Sarbacane
La délivrabilité et le support humain justifient le surcoût dès que le chiffre d'affaires dépend directement de l'arrivée en boîte de réception.
Vous travaillez avec des collectivités, la santé ou des grands comptes
Brevo ou Sarbacane
Hébergement dans l'Union européenne et éditeur français : la réponse au questionnaire fournisseur tient en une ligne au lieu d'une annexe juridique.
Vous n'avez jamais envoyé de campagne et vous voulez tester ce mois-ci
Brevo, en plan gratuit
C'est le seul plan gratuit des quatre encore réellement utilisable après les restrictions de 2026. Vous pouvez valider l'usage avant de payer.
Vous voulez remplacer à la fois votre outil d'emailing et votre fichier client Excel
Brevo
Le CRM intégré est suffisant pour une TPE et évite un abonnement supplémentaire. Ce n'est pas un CRM de force de vente, mais pour trois personnes cela tient.
Les erreurs d'arbitrage les plus coûteuses
Comparer les prix d'appel au lieu de son propre volume
Les pages tarifs affichent toutes un prix d'entrée séduisant sur une hypothèse qui n'est pas la vôtre. Prenez trente secondes : nombre de contacts en base, nombre d'emails envoyés par an. Ces deux chiffres suffisent à éliminer deux outils sur quatre avant même d'ouvrir un comparateur.
Garder une base sale pour ne pas la voir rétrécir
Sur un modèle facturé au contact, chaque adresse morte est une ligne de facture. Sur tous les modèles, chaque adresse invalide dégrade votre réputation d'expéditeur. Nettoyer les inactifs de plus de dix-huit mois fait baisser la facture et monter les taux d'ouverture en même temps.
Négliger SPF, DKIM et DMARC en croyant que l'outil s'en charge
Aucune plateforme ne configure votre DNS à votre place. Cette configuration prend une demi-heure une seule fois et pèse davantage sur vos taux d'arrivée que le choix de l'outil. Beaucoup de dirigeants changent trois fois de plateforme pour un problème qui venait de leur nom de domaine.
Acheter l'automation avant d'avoir écrit les emails
Une séquence de relance suppose cinq textes qui tiennent debout. Sans eux, la fonctionnalité reste un schéma vide dans une interface. Écrivez d'abord les emails dans un traitement de texte, choisissez l'outil ensuite. C'est le seul ordre qui produit un scénario réellement actif.
Choisir pour aujourd'hui alors que la migration coûtera deux jours
Changer d'outil dans deux ans veut dire reconstruire les formulaires, les scénarios, et repartir de zéro sur la réputation d'envoi. Projetez votre base à trois ans et choisissez ce qui sera encore tenable à ce moment-là, pas ce qui est le plus confortable ce trimestre.
L'outil envoie. Il ne décide ni de votre cible, ni de votre offre, ni de ce que vous avez à dire à vos 3 000 contacts. Si c'est là que ça bloque, c'est ce travail-là qu'il faut mener avant d'ouvrir un compte.
Voir la méthode DCE →